Dr Jekyll et Mr Hyde : L’Ombre et la Lumière en Nous

Si avez déjà ressenti ce tiraillement entre la bienveillance et l’impulsivité, entre le désir d’être une meilleure personne et cette petite voix qui murmure des pensées plus sombres, alors félicitations : vous êtes parfaits !  C’est d’ailleurs ce que nous raconte la célèbre histoire de Dr Jekyll et M. Hyde (Robert Louis Stevenson).

Le pitch : Dr Jekyll, brillant scientifique et homme respectable, crée une potion pour séparer ses pulsions sombres de sa personnalité vertueuse. Résultat ? M. Hyde, fils alter ego débridé et sans challenge, prenant le contrôle et faisant des ravages. Ce récit illustre la dualité de l’être humain : en chacun de nous sommeillent une part lumineuse et une part d’ombre.

Loin d’être une malédiction, cette dualité, propre à l’humain, est une force lorsque l’on parvient à l’intégrer, l’accepter. L’ombre, ce ne sont pas que nos pulsions refoulées, mais aussi notre instinct, notre force brute et notre capacité à dire non. La lumière, elle, reflète notre bienveillance, notre aspiration à grandir et à faire le bien. Mais l’une sans l’autre nous rend incomplets.

Refouler son ombre, c’est prendre le risque qu’elle est prenne le contrôle, au sens propre comme au sens figuré – comme Mr Hyde. À l’inverse, en l’acceptant et en la conscientisant, nous nous en faisons une alliée. Alors, plutôt que de chercher à être uniquement Dr Jekyll ou uniquement Mr Hyde, devenons un être entier, capable d’harmoniser nos parties d’ombre et de lumière.

En fin de compte, c’est l’équilibre entre ces deux forces qui nous permet d’évoluer sur notre chemin de Vie. À nous d’apprivoiser notre propre potion magique : La connaissance de soi.

______________________________________________________________________________________

Ah ces zones d’ombres… Tant de fois je les ai contournées, oubliées, snobées, jusqu’à les piétiner au plus profond de moi.

Pourquoi ? Parce-que notre éducation fait toujours une distinction entre le « bien » et le « mal ». Et tout petit, eh bien, on veut plaire à nos parents, ne pas les décevoir.

En tout cas, pour ma part, c’est ce qui s’est passé.

C’est jeune adulte, lorsque j’ai été confrontée à mes premiers gros échecs que mes zones d’ombres se sont rappelées à mon bon souvenir (mais enfin, c’est quoi cette petite voix qui me susurre des horreurs ?). J’ai composé avec comme j’ai pu.

Avec le temps, certaines rencontres m’ont permis de voir que certains « défauts » que je voyais chez l’autre, n’étaient que le reflet de ce que je refusais de voir chez moi.

Puis, à une période de bouleversement total de ma vie, sur tous les plans, toutes ces ombres occultées, soigneusement planquées sous le tapis, sont sorties tels des diablotins jaillissant de leur boîte…

Je n’ai eu d’autres choix que de les regarder en face, et de les apprivoiser.

Evidemment, cela ne s’est pas fait en deux jours. Cela m’a pris plusieurs années, d’acceptation, de compréhension, d’apprendre à les apprivoiser et surtout, la bonne nouvelle, c’est que ces ombres sont devenues mes alliées.

Oui, oui, à un moment donné (à m’ment donné pour ceux qui ont la réf .), la compréhension offre ce cadeau.

Car derrière chaque ombre se cache une blessure, un besoin de reconnaissance, de guérison.

La guérison offre la résilience.

Vos ombres vous font peur ?

Besoin d’en parler ?

Vous n’arrivez pas à les voir ?

N’hésitez pas à me contacter : nous en parlerons ensemble, en toute liberté.

Laisser un commentaire