~Ces matins-là ~

Il est de ces matins où mon corps me tiraille,

Je me sens à l’étroit,

Je le sais, je le sens, dans ces moments-là,

Je suis ma propre prison, mon bourreau, mon cachot,

Je sens que tout se serre, m’enserre, et parfois m’étouffe,

Il est de ces matins où de la Foi, je doute.

Vite… Ouvrir la Porte,

La Porte vers l’extérieur,

La Porte vers cette nature qui m’entoure,

La Porte vers Gaïa, ma Mère nourricière,

Celle qui m’accueille en son Sein,

Celle en laquelle je me love.

C’est lorsque je suis nue et que Gaïa me porte,

Que je m’allonge sur elle et sens tout son relief,

Que je sens comme une déferlante,

L’énergie monte en moi, se déplace en son fief,

Je me sens, me ressens alors si vibrante.

Le Cœur s’ouvre alors en grand,

Je chante, je danse, nue sur la Terre Sacrée,

Je respire et je hume,

Je savoure et me délecte,

De tout ce grand, ce puissant, envoûtant

Grand mystère qu’est la Vie.

Cette Vie qui pulse dans chacune de mes cellules,

Cette Vie qui me fait rire, vibrer, pleurer,

Cette Vie dont je suis si gourmande,

Que je croque à pleines dents,

Sans jamais être rassasiée.

S’en remettre à plus grand que Soi,

S’en remettre à la Foi,

Recontacter encore et toujours,

La puissance de l’Amour,

L’Amour de Soi,

L’Amour de l’Autre,

L’Amour en toute chose,

L’Amour qui se dépose comme une caresse,

Que je reçois parfois avec maladresse,

Me laisser porter, emporter, traverser,

Par la puissance de mon Essence,

La ressentir au Cœur, en mon Sein,

En mon Centre, en mon ventre,

Lorsqu’elle vibre et que je la touche,

Que ma Présence rayonne,

Que je m’autorise à la voir,

Mon corps entier célèbre la Vie,

Célèbre la Joie,

Célèbre l’Envie,

L’En Vie

Je suis.

Texte de Carole BERTHOMÉ

Au Coeur de soi, être

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